Ce que dit le calendrier

La loi Climat et Résilience du 22 août 2021 a fixé une classe minimale pour mettre un logement en location. Les logements classés G sont interdits depuis le 1er janvier 2025. Les F le seront au 1er janvier 2028, les E au 1er janvier 2034. Ces dates concernent le parc locatif privé, en nu comme en meublé, ainsi que le logement social. Les locations touristiques saisonnières restent hors du dispositif.

Ce qui se passe pour un bail en cours

Les six étapes d’un chantier tenu
Les six étapes d’un chantier tenu

L’interdiction porte sur la mise en location : nouveau bail, renouvellement, reconduction tacite. Un locataire déjà installé ne peut pas être expulsé au motif que le logement est devenu indécent. En revanche, le bail ne peut plus être renouvelé en l’état, et le loyer des logements F et G est gelé depuis le 24 août 2022 : il ne peut être augmenté ni au renouvellement, ni entre deux locataires.

Le cas particulier des logements chauffés à l’électricité

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. Un logement chauffé à l’électricité peut donc avoir gagné une ou plusieurs classes sans qu’aucun travaux n’ait été réalisé. La mise à jour du DPE est gratuite et ne demande aucune nouvelle visite. Si votre diagnostic date d’avant 2026, vérifiez ce point avant d’engager quoi que ce soit.

Questions fréquentes

Mon DPE date de 2021, est-il encore valable ?

Un DPE est valable dix ans. Un diagnostic établi en 2021 court donc jusqu’en 2031. S’il porte sur un logement chauffé à l’électricité, il peut être mis à jour gratuitement pour tenir compte du nouveau coefficient de conversion, sans nouvelle visite.

Que risque un propriétaire qui loue malgré tout ?

Le logement est considéré comme non décent. Le locataire peut saisir le juge pour obtenir la réalisation des travaux, une réduction de loyer ou des dommages et intérêts. Le bail n’est pas nul pour autant.

Les locations saisonnières sont-elles concernées ?

Non. Le calendrier de décence énergétique ne s’applique pas aux locations touristiques de courte durée.

D’où viennent les chiffres utilisés ?

Des barèmes et tarifs publics cités sous le résultat, avec leur date de mise à jour.

Le résultat vaut-il devis ?

Non. C’est une estimation de cadrage. Un devis suppose une visite sur place.

Mes réponses sont-elles conservées ?

Elles restent dans votre navigateur pour éviter de les ressaisir d’un outil à l’autre. Vous pouvez les effacer d’un clic.

À quelle fréquence les barèmes sont-ils revus ?

À chaque publication officielle. La version des règles est affichée avec le résultat.

Peut-on imprimer le résultat ?

Oui, un rapport mis en page est disponible depuis chaque simulateur.

Que faire du résultat ensuite ?

Le confronter à une visite technique gratuite : c’est elle qui transforme une estimation en prix ferme.

Une rénovation énergétique est-elle rentable ?

Rapportée au reste à charge, c’est-à-dire à la somme réellement sortie après aides, l’économie annuelle représente couramment 8 à 15 % par an sur un logement classé F ou G. Cette économie n’est ni imposée ni soumise aux prélèvements sociaux, contrairement aux intérêts d’un placement. Le calcul dépend de la surface, de la classe de départ et de l’énergie utilisée.

Peut-on financer les travaux et gagner de l’argent dès la première année ?

C’est possible lorsque l’économie mensuelle dépasse l’échéance du prêt. Avec un éco-prêt à taux zéro remboursé sur quinze ans, la mensualité reste basse et l’écart peut être positif dès le premier mois. Quand ce n’est pas le cas, l’écart se comble une fois le prêt soldé, et le simulateur indique l’année de bascule.

Combien coûte une année d’attente ?

Le montant de l’économie non réalisée, chaque année, auquel s’ajoute la hausse du prix de l’énergie. Sur un logement mal isolé, cette somme se compte en milliers d’euros par an. Elle n’est pas mise de côté en attendant : elle est déjà dépensée.

Les travaux augmentent-ils la valeur du logement ?

Les Notaires de France mesurent chaque année l’écart de prix entre classes énergie sur les transactions réelles. L’écart entre une classe G et une classe C dépasse couramment 20 % pour une maison. Ce sont des chiffres nationaux : le marché local peut s’en écarter.

Faut-il un apport pour lancer un chantier ?

Pas nécessairement. Les aides réduisent le montant à financer, l’éco-prêt à taux zéro étale le reste sans intérêts. Un prêt travaux classique peut compléter. Un crédit vous engage et doit être remboursé : vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Ces estimations sont-elles fiables ?

Ce sont des ordres de grandeur, donnés en fourchette, à partir des seuils du diagnostic de performance énergétique et des tarifs publics de l’énergie, avec leurs sources et leurs dates affichées. Elles ne remplacent pas une visite : l’état réel d’un plancher, d’une toiture ou de réseaux vétustes peut les déplacer dans les deux sens.